Parfois je pourrais tuer votre image en deux mots comme en deux coups de couteau

De : Blog-libre

J’ai eu une conversation assez riche avec une Conseillère Principale d’Éducation d’un collège traditionnel qui m’expliquait que la principale réticence pour l’enseignement professionnel venait des parents. En fait, une réorientation vers l’enseignement agricole est possible dès la quatrième, c’est la particularité de nos établissements puisque nous accueillons les enfants de la quatrième au BAC et les parents refusent même s’ils voient leur enfant plafonner à 4 de moyenne en cinquième. L’explication est double :

  • les parents gardent le fol espoir que bibi va réagir car il a encore la quatrième et la troisième pour se refaire, c’est la théorie du miracle
  • tout sauf le lycée professionnel, cet endroit où l’on se drogue, on tue, on pille, on viole. C’est une caricature mais c’est souvent l’image qu’on a des lycées professionnels, ces lycées où personne ne veut aller, à part les gens qui n’ont pas eu le choix.

Alors bibi continue à porter sa croix car j’ai rarement vu un enfant à 4 de moyenne épanoui entre les profs qui l’accablent pour le traiter de fainéant parce que si t’as 4 c’est que tu es forcément un fainéant, et les parents qui l’accablent aussi. J’ai nombre de mes élèves qui dans leurs précédents établissements tournaient à 4 moyenne en donnant tout, des vrais bosseurs, mais des gens en difficulté scolaire malgré tous les efforts. C’est un peu comme le deuil, les parents ont énormément de mal à supporter le fait que ça y est c’est fini, bibi ne sera pas avocat ou ingénieur et c’est peut être tant mieux pour lui mais on y viendra plus loin. Donc bibi s’écrase en quatrième, passe quand même en troisième sauf quand parfois papa et maman dans un moment de lucidité le font passer en pro et c’est peut être ce qui va lui sauver la mise. En effet, je ne sais plus si je l’ai écrit ici mais les élèves de l’enseignement professionnel sont prioritaires pour passer dans les lycées professionnels. Il s’agit là d’une cohérence rare au sein de l’éducation nationale et qui fait l’affaire de nos gamins, des élèves à 12 de moyenne chez nous passent devant des 14 du général et c’est logique, un élève s’est déjà orienté vers le pro, donc il continue dans le pro contrairement à un élève du général qui devrait poursuivre vers le général.

Par leur faute les parents, par le déficit d’image, la rumeur et j’en passe, condamnent potentiellement l’avenir de leur enfant en le propulsant vers un BAC général où il risque de fortement se rétamer ou d’être médiocre ce qui en soit est quasiment la même chose. Alors qu’on fait le calcul de mettre des couleurs à la place des notes pour ne pas stigmatiser bibi, il faut savoir qu’il va y avoir tôt ou tard un pallier concours où il faudra être meilleur que les autres, si bien qu’on va se retrouver tant bien que mal à BAC +5 mais échouer partout car on se fait rattraper par sa propre médiocrité. Je ne jette pas la pierre, j’ai été dans cette situation à BAC +4, un BAC +4 médiocre, et si j’ai réussi à devenir ingénieur, puis prof et peut être demain autre chose, je ne le dois absolument pas à mon excellence scolaire mais à mon côté débrouillard, qui malheureusement n’est pas évalué sinon je serais ministre.

Mais ne nous éloignons pas trop. Florian, je me permets de le citer fait partie des élèves relativement épouvantables qu’on aura supporté pendant deux ans pour sa quatrième et sa troisième. Florian rentre dans la catégorie d’enfants qui n’était pas à 4 de moyenne, mais qui n’en avait absolument rien à faire de l’école et qui voulait partir bosser. Difficile sans finir une troisième, nous avons supporté ses râleries pendant deux ans mais il le fallait, c’est le métier. Il était incapable de ne pas démarrer un cours sans gueuler que c’était pourri, que ça servait à rien, que c’était pas possible, et une fois que sa scène était faite on pouvait envisager de travailler. Florian 16 ans fait son apprentissage en maçonnerie, alors que les études lui étaient totalement insupportables, il me disait il y a deux vendredi qu’il pousserait le plus loin possible entre le Brevet Professionnel et le reste. Florian fera un excellent artisan car non seulement c’est un manuel, mais en plus il aime ce qu’il fait. Sa mère a eu l’intelligence de ne pas fantasmer une carrière d’intellectuel pour son fils, elle lui a certainement sauvé la vie. Je connais de nombreux enfants qui sont aujourd’hui dans le général, qui sont malheureux d’y être mais papa et maman s’acharnent.

Les clichés restent. Je ne suis pas objectif quant à l’image des établissements professionnels car j’y travaille au quotidien et c’est une fierté, je préfère mieux former un futur maçon qu’un futur chômeur bachelier. J’ai souvenir de l’image que j’en avais il y a plus de 25 ans, je crois même me souvenir du gars qu’on avait envoyé en LEP à la sortie de cinquième pour apprendre la boucherie, tous les gamins dont je faisais partie et qui poursuivaient en 4ème classique se moquaient de lui, la représentation de l’échec. Aujourd’hui quand on voit que certains artisans sont tellement débordés qu’ils n’honorent plus les rendez vous, on peut fortement s’interroger sur qui devrait se moquer de l’autre, l’intello médiocre au chômage ou le type qui sait tout faire de ses mains et qui a son carnet de commandes plein pour six mois. Ce cliché va nécessairement s’estomper, les 80% de bacheliers, notre fierté nationale, dans une France qui dégringole, les parents cherchent désormais à ce que leurs gosses gagnent leur vie et s’épanouissent en réalisant que ce n’est peut être pas le diplôme qui fera tout.

Si les clichés j’en suis convaincu vont finir par disparaitre, le plus dur c’est certainement l’image. Oui ne nous leurrons pas, tous les élèves qui viennent dans nos établissements ne sont pas systématiquement en difficulté scolaire, ils sont parfois inadaptés au système traditionnel pour des millions de raisons, la drogue, la violence, les problèmes dans les familles et j’en passe. Cela dit, avec une société qui se casse la gueule, la situation que nous connaissons depuis toujours est en train d’exploser dans tous les établissements, la différence c’est que nous savons ce qu’il faut faire, car c’est notre public et le métier si l’on ne tient compte que des élèves n’est pas pour moi plus difficile qu’avant, et cette année j’ai des élèves qui sont mêmes plus faciles que les années précédentes. Alors forcément sur des petites villes, la réputation d’un établissement est taillée, et je pense que nous porterons tous notre croix de l’image pendant de nombreuses années. La construction de l’image, du sérieux de notre travail est nécessairement écornée par des actes isolés, et à l’instar de cet internet où c’est la loi du plus fort et du plus mécontent qui tient la dragée haute à la majorité silencieuse, on a l’impression que venir chez nous c’est le coupe gorge.

Les gens n’ont pas de recul, ils dénoncent, et de façon ridicule. Main innocente est au collège les Mailheuls de Coursan, un collège public qui a une réputation exécrable entretenue par certains commerçants, personnes avec qui j’ai l’occasion d’échanger au quotidien. Ces gens ont eu une mauvaise expérience pour leur enfant, il y a de cela plus de 10 ou 15 ans, sans s’interroger sur les changements d’équipe, sur les actions mises en place pour remédier, conservent de l’établissement cette image plus ou moins juste qu’ils ont pu en avoir à un instant t et distillent leur commentaire comme du poison. Mon fils qui est quand même l’enfant le plus paumé du monde a la chance d’être très très très bien encadré, une vie scolaire très efficace, des profs à l’écoute, et tout fonctionne qui le dira quand il est plus facile de se plaindre d’une époque révolue ou d’une expérience personnelle ?

L’image, même si on pourrait se dire que les gens sont plus intelligents que cela est un enjeu de fond, aujourd’hui des à priori gâchent des vies, il faut apprendre à passer à casser les images.

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Entre libre et propriétaire

De : Blog-libre

La semaine dernière c’était la semaine de stage des troisièmes, un emploi du temps en gruyère, l’occasion donc de remettre à niveau et de former les collègues sur les outils que nous utilisons. Cela fait quasiment trois mois que je n’ai pas mis les pieds dans la salle informatique, je rappelle que depuis deux ans n’enseignant “que” les maths et la physique, à part pour faire quelques montages électriques virtuels, et quelques séances de mathématiques spécifiques, je n’utilise pas la salle. J’ai demandé à ma collègue d’informatique quels étaient les problèmes à résoudre, il n’y en a pas, je me suis contenté de mettre à jour les postes sous debian. Les seuls problèmes que l’on peut constater sont “hardware”, comprenez les dégradations volontaires ou involontaires sur les boîtiers, avec des élèves qui appuient parfois tellement forts qu’ils en arrivent à faire sauter la partie plastique de boîtiers pas forcément bien foutus, entrée de gamme oblige. Le choix de debian stable dans cette conjecture c’est à dire avec des élèves qui n’ont pas de besoins spécifiques si ce n’est l’utilisation bureautique quotidienne reste pour moi un choix que je ne regrette pas, personne ne se plaint et parfois on me sollicite pour un PC sous Linux car la robustesse du système a fait largement ses preuves au niveau de l’établissement.

Parallèlement à cela j’ai dû migrer mon serveur Aplon. Souvenez vous, mon serveur de production a commencé à partir en sucette et il est impossible de le cloner car le disque dur a des soucis. J’ai donc monté un nouveau serveur Windows, et au moment où j’écris ces lignes je suis dans l’attente de l’appel de la société pour me guider dans la migration. Je n’ai pas la capacité de le faire seul, Aplon c’était il n’y a pas si longtemps du VB6 et je suspecte qu’aujourd’hui si l’interface est devenue beaucoup plus chouki, le cœur du moteur n’a pas changé et contrairement à un environnement Linux où pour recopier la configuration il m’aurait fallu simplement faire une copie des fichiers de conf et du répertoire qui va bien ici c’est dll et compagnie. J’aurai bien pris la doc ou fouillé sur internet mais personne n’en parle et c’est certainement ici la différence palpable entre le libre et le propriétaire.

Avant d’aller plus loin comprenez que l’idée ce n’est pas de dire le propriétaire c’est pas bien, le libre c’est mieux. La solution Aplon n’a pas d’équivalent libre, à part une certaine fragilité et une lenteur dans l’application où j’ai parfois l’impression que ça casse assez facilement (VB6 n’est pas loin), la suite qui va de la comptabilité au cahier de texte numérique est complète et répond globalement à nos besoins. Si de plus on n’a pas de trace de tutoriaux ou d’astuces sur la toile c’est que la hotline fait son job, quand elle peut. En effet j’ai positionné un rendez vous téléphonique le mardi de 10h30 à 12h30 car je pense que la procédure pour le changement de serveur ne se fait pas en 5 minutes, ils ne m’ont pas rappelé. Je suis dépendant, j’ai besoin d’eux, mais surtout j’ai besoin d’être rappelé dans la tranche horaire qui m’intéresse et pas au beau milieu d’un cours comme ça peut arriver assez souvent et c’est une problématique à laquelle ne pense pas le prestataire, la maintenance est souvent assurée par un prof qui bosse, s’il donne un créneau ce n’est certainement pas pour rien. Le libre me donne un autre confort, celui de pouvoir me dépatouiller tout seul et je réalise que j’y ai pris goût. Si je suis bloqué, j’ai les communautés, les tonnes de documentation sur le web. Si la solution n’existe pas, je peux trouver l’alternative et surtout je peux le faire de chez moi, me former à n’importe quelle heure sans être dépendant d’un quelconque prestataire qui va me rappeler quand ça lui chante ou quand il peut.

Je ne vous ferai pas le plan, “je peux de plus contribuer à faire évoluer le programme et coder si j’ai envie des améliorations”, il faut les compétences pour cela ce qui nous rappelle que celui qui sait coder c’est le patron. Je peux vous dire juste que si nous dépendons des développeurs de logiciels libres et que nous sommes dans l’obligation d’accepter les modifications d’interface, les arrêts de développement et autres, c’est la même chose dans le logiciel propriétaire. Nous avons subi par exemple dans le cahier de texte numérique une modification de forme particulièrement déstabilisante, malgré le fait de payer le logiciel et les abonnements qui vont bien, on ne nous a pas demandé notre avis, c’est tombé comme ça sans préavis et c’est une fois de plus à l’équipe pédagogique de faire les efforts nécessaires pour s’adapter. Dans le logiciel libre, on aurait pu rester sur la version précédente ou comme souvent quand le choc est trop important, on a souvent un fork qui permet de donner la sensation du c’était mieux avant comme on peut le voir par exemple dans les gestionnaires de fenêtre sous Linux ou depuis le passage de Gnome 2 à Gnome 3, on a vu l’apparition de gestionnaires à l’ancienne comme Mate.

Comme je le précisais, l’idée n’est pas de dénoncer le logiciel propriétaire mais juste de signifier qu’aujourd’hui je suis plus à l’aise dans le logiciel libre car j’ai la sensation d’avoir davantage de contrôle sur mon informatique, en être acteur et pas de la subir.

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Un deuxième petit problème vidéo : Saurez-vous trouver l'erreur du journaliste?

De : Mathix

shot0002Ah les graphiques! On aime ou on n’aime pas, mais généralement, on peut s’en servir pour faire peur, ou tout simplement, on ne sait pas présenter les données! France 2 n’échappe pas à la règle!

Il est frustrant de voir qu’ici ce qui doit illustrer le propos le dessert complètement surtout pour un sujet qui mérite qu’on s’y attarde!

 

 

Et vous, vous avez-vu l’erreur?

 

 

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Problème DUDU 3 de la saison 3 : jouent aux palets

De : Mathix

captVoilà le 3e problème DUDU de la saison 3.

Tourné  dans un garage, on s’est mis à joué aux palets avec une question : « Est-ce que  le palet est creux ou non?« 

 

 

 

 

Destiné aux élèves de 4emes et 3emes, il parle de proportionnalité et  de masse volumique de la fonte.

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La série est disponible là

 

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Le logiciel fait-il la fonction ?

De : Linux-edu

On a vendu l’Homo sapiens ….

Les plus anciens l’ont bien connu, avec tous ses crayons de couleurs, confortablement installé sous son auvent, depuis le meilleur emplacement de son camping GCU habituel, il préparait inlassablement ses emplois du temps pour la rentrée.

Et après, il fallait photocopier pour mutualiser, distribuer dans les casiers, négocier… bref, une horreur !

Pour racheter du Néandertal

Et maintenant … le néo chef d’établissement, ou adjoint,  ou « faisant fonction de »,  a son compte gmail. Il mutualise ses agendas via Google Apps sans trop se soucier des chartes d’usage, de la confidentialité des données ou des autres outils proposés par son institution. C’est bien car en plus c’est gratuit, contrairement à Libre/Open Office qui est forcément insuffisant et incomplet car … justement il est gratuit. Un économiste a mis un nom sur ce phénomène, c’est l’effet Veblen.

Dans l’académie de Toulouse, le jeune néo est gracieusement formé à EDT. Attendez, on revient en arrière. Oui, vous avez bien lu, les futurs chefs d’établissements sont formés par des agents de l’État à l’utilisation d’un logiciel d’un éditeur privé. On ne demande pas pourquoi, c’est comme cela, l’état de fait, c’était comme ça l’an dernier et l’année d’avant, etc…

Quand il arrive dans son établissement, bien sûr, il utilise l’outil sur lequel on l’a formé et, le cas, échéant, il le fait acheter. Dans le cas d’EDT (un des logiciels du marché) Il faut compter ……..€ d’acquisition plus ……..€ par an pour un lycée. Sur 5 ans, cela fait un coût de possession de …….€. Voir ici pour un devis : http://www.index-education.com/fr/tarifs-edt3.php Dans l’académie de Toulouse, il y a plus de 300 établissements scolaires qui utilisent, par exemple, EDT : http://www.index-education.com/fr/clients-edt-27.php

Bon, jusque là pas de problèmes, c’est la vie. Cela représente tout de même un montant approximatif de plus de ……… d’euros que pour cette académie consacré aux emplois du temps… Si on essaye d’estimer le montant annuel global en France, on aurait largement de quoi rémunérer des développeurs talentueux pour faire un logiciel d’emploi du temps libre et gratuit. L’argent public ne devrait financer que des logiciels ou ressources « publiques », c’est à dire libres dans notre contexte. Mais là, certains disent que c’est de l’idéologie alors revenons aux problèmes, très concrets, induits par ce « modèle ».

Quand on passe des heures à préparer un emploi du temps, à faire des groupes d’élèves, on doit se poser la question de l’usage des données générées… Il s’agit, ne l’oublions pas, de données générées par un agent de l’État dans le cadre d’une mission de service public…

Rappelons deux items que l’on retrouve dans le B2i niveau 1:

  • L’élève sait rechercher et sélectionner un logiciel ou service approprié au traitement d’un fichier donné.
  • Il sait modifier le format d’enregistrement d’un fichier (faire un autre choix que celui proposé par défaut)
Voila, faire un autre choix que celui par défaut. C’est tout simplement rendu impossible avec certains logiciels d’emploi du temps.

Des données cryptées

Certaines données sont encapsulées, voire volontairement cryptées, pour ne pouvoir être utilisables uniquement qu’avec le dit logiciel. Et si d’aventure, on souhaite utiliser un logiciel de gestion des notes ? Seul celui fourni justement par ce même éditeur sera compatible.
Menottes (source : Wikipédia)
Un logiciel d’emploi du temps (comme EDT ou 12temps) est nécessaire au bon fonctionnement d’un établissement. Ceci dit certains chefs d’établissements font encore l’emploi du temps avec des fiche T sur un tableau comme ci-dessous mais vu la charge de travail et la complexité croissante, cette méthode est de moins en moins tenable.
Il en faudrait plusieurs comme celui-ci

En plus, il en faudrait plusieurs comme celui-ci !

On plonge ainsi dans tout un écosystème de logiciels qui ne sont interopérables qu’avec ceux du même éditeur sans réelle possibilité de choix : gestion des notes, des absences, le cahier de texte, le socle commun, le B2i et d’autres services.
Mis à part les notes et les absences, tous les autres service sont pris en charge par l’ENT donc certains doublonnent. Notons d’ailleurs qu’il est pour le moins étonnant que les développeurs de l’ENT seraient incapables de faire un logiciel de notes ou d’absences… Ils ne peuvent pas ou ne veulent pas ? Y-a-t-il eu une « entente » entre ces deux éditeurs ? Un pacte de non agression commerciale ? Autre chose ? Nous, citoyens, aimerions bien savoir comment sont utilisés les deniers publics.
Revenons à notre emploi du temps. Que se passe-t-il quand des collectivités réunies dans un effort conjoint de rationalisation décident de mettre en place un Espace Numérique de Travail (ENT), qui a nécessairement besoin des données de l’emploi du temps pour pouvoir fonctionner ?
Et bien, croyez-vous que le gentil éditeur du logiciel d’emploi du temps fourni les données directement ? Vous savez, ce sont celles qui sont cryptées. On peut penser que oui… ou pas.

Interopérable oui mais qu’avec nos « partenaires »

Lors de la mise en place de l’ENT, il  aura fallu une année pour que les deux sociétés (ENT et emploi du temps) se mettent d’accord sur un fichier d’échange… Un an. Que s’est-il passé pendant un an alors qu’il suffit d’échanger de simples fichiers XML ? Des négociations ? La capture d’écran ci-dessous extraite du site d’un des éditeurs de logiciel d’emploi du temps évoque, de façon évasive, un partenariat…
 
Il faut que l'éditeur d'ENT soit "partenaire"...

Il faut que l’éditeur d’ENT soit « partenaire »…

 
Autre soucis, mais c’est un détail, lorsque un chef d’établissement fait une mise à jour du logiciel qui génère les emplois du temps, est-ce le format d’export vers l’ENT est toujours compatible ? Visiblement, selon nos informations, ce n’est pas toujours le cas. 
 
Finalement, est-il étonnant par la suite de voir un ENT qui ne sait pas gérer tout seul les absences des élèves (sujet crucial) , qui ne sait pas faire des moyennes ? Pas tellement !
Les parents qui ne peuvent retrouver les notes et absences de leurs enfants car tous ces fichiers sont moyennement compatibles ! Pas de problèmes, la vie scolaire téléphone, les collectivités payent !
Alors, notre Néo est-il le seul responsable (et puis il a d’autres problèmes le pauvre, faire des emplois du temps avec 15% d’heures supplémentaires, la gestion au quotidien, l’ASSR, essayer de faire en sorte que plus de filles aillent dans le technique … ) ?
Non, Il a à ses côté son spécialiste informatique (souvent un enseignant), prince de l’école numérique, qui sait depuis tout petit que le libre c’est le mal (ben oui, c’est souvent gratuit) et qui vous répondra si vous mettez en doute l’honnêteté d’un tel dispositif :
Cela ne remet pas en cause l’honnêteté du dispositif. L’export des
fichiers de Pronote/EDT vers l’ENT résulte d’une entente et d’un travail
en commun entre index éducation et kosmos alors il est normal qu’ils
protègent les données des utilisateurs tout en ne permettant pas à des
logiciels tiers de les intégrer …
Ce passage est tiré de la liste de diffusion des gestionnaires ENT de l’Académie de Toulouse ! Quand je vous disais Neandertal , j’étais optimiste. Il est donc normal pour certains que des données publiques fassent l’objet de transactions entre éditeurs. N’oublions pas qu’au final, les collectivités directement ou indirectement payent… Merci les collectivités, c’est mignon tout plein.
Allez, dans un prochain article on comptera combien nous/vous coûtent les licences MS OFFICE (préparez vous à la réponse très populaire chez nous : C’est gratuit pour l’éducation nationale !)

Les gentilles collectivités, indirectement ou non, payent

Et un dernier mot pour les collectivités, puisque vous êtes obligé de tout reprendre, profitez-en pour faire une belle belle remise à zéro, éliminez ces « rentiers » qui parasitent le système et laissez travailler ceux qui le souhaitent sur du GNU/Linux, du libre Office et laissez nous, mettons, la moitié de l’argent économisé pour de vraies activités pédagogiques. Nous avons des missions de service public à assurer et pas entretenir un écosystème propriétaire et fermé. :-)

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MATHALOUE épisode 2 de la saison 3

De : Mathix

captLa fureur du BRACELEEEEEEEEETTTTT bourré d’élastiques!!!!!

Voilà sur quoi va porter le prochain problème.

Ni une ni deux on a ramené pas loin d’une trentaine bracelets, plus ou moins longs!!!

Cet épisode est à destination des élèves de 6e et 5e et met en oeuvre les notions de temps.

A vous de voir!!

 

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La série est disponible ici.

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Outils de gestion du temps

De : Bio-techno

De la liste de tâches au Kanban

- Kanban
- Livre : Mieux s’organiser. La stratégie du Post-it et du Kanban personnel
- Livre en ligne : Kanban et Scrum – tirer le meilleur des deux
- Logiciel libre : Kanboard (et une notice en français)

Les cartes mentales

- Carte_heuristique
- Carte_mentale
- « Freeplane » : LE logiciel de cartes mentales
- Les étapes de la réalisation d’une carte mentale
- Eduscol : Usages des cartes mentales dans l’enseignement
- Livre : Boostez votre efficacité avec Freemind, Freeplane et Xmind. Bien démarrer avec le Mind Mapping
- Livre : Organisez vos projets avec le Mind Mapping. Des dessins au service de vos desseins
- Logiciel libre : Freeplane
- Logiciel libre en ligne : Framindmap

La gestion de projet avec les diagrammes de Gantt

- La planification de projet
- Logiciel_de_gestion_de_projets
- Gestion_de_projet
- Diagramme_de_Gantt
- Logiciel libre : Gantt Project
- Tutoriel gestion de projet ; en ligne
- Livre : Comprendre la planification de projet
- Livre : La conduite de projets – Les 101 règles pour piloter vos projets avec succès

La gestion des données personnelles

- Livre : Organisez vos données personnelles L’essentiel du Personal Knowledge Management – Maîtrisez vos données – Apprivoisez vos réseaux sociaux – Gérez votre propre messagerie

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Nous sommes 100, tous personnels de l’Éducation nationale, sauf Cyrille BORNE mais c’est pas grave

De : Blog-libre

L’an dernier Rémi Boulle m’avait contacté pour un plan secret, j’avais complètement oublié. Rémi Boulle c’est un des grands patrons de l’APRIL dans le pôle éducation. L’APRIL de temps en temps aime bien montrer qu’elle existe et fait des trucs pour montrer qu’elle existe bien. Le plan secret c’était de trouver 100 personnes “connues” dans le monde du libre et de l’éducation pour faire un début de pétition pour demander des formats ouverts dans l’éducation nationale. Comme je le notais dans mon billet de l’an dernier, on avait effectivement pas mal refait le monde, avec des points de vue radicalement différents sur les actions, moi je suis Linux main dans le cambouis, l’APRIL c’est plutôt discours poignée de main avec les dirigeants, moi j’œuvre pour la France d’en bas, eux essaient de faire passer le message à la France d’en haut. Je dois dire que la chaleur, l’enthousiasme de Rémi Boulle m’ont fait dire oui un peu à ce qu’il voulait, c’est ainsi que vous me retrouvez sur cette pétition Appel pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale, même si le sous titre me fait sourire “Nous sommes 100, tous personnels de l’Éducation nationale”, je suis du ministère de l’agriculture mais ce n’est pas bien grave, c’est l’intention qui compte.

Les formats libres, les logiciels libres c’est important, dans l’éducation nationale, enfin dans l’éducation tout court encore plus et ce pour un baratin largement plus simple que celui que vous fera l’APRIL qui réussit à faire la performance d’un texte totalement incompréhensible de 30 lignes ce qui veut dire qu’une fois de plus, à l’instar de Diaspora*, tout ceci sera utilisé ou signé par ceux qui savent. Je me souviens à l’époque que lorsqu’il m’avait dit qu’il comptait mettre en avant l’interopérabilité, j’avais dit qu’un mot de plus de 8 lettres n’était pas une bonne idée, qui connaît le sens à part les tordus que nous sommes, on ne sort décidément pas de l’entre-soi. Si pour certains besoins en entreprise, pour certaines réalisations on peut très bien comprendre le besoin de logiciels propriétaires comme les outils Microsoft pour la majorité des cas, les logiciels libres sont largement suffisants. Voyez, je me relis vite fait à mi-chemin de mon billet et je me rends compte que c’est déjà difficile. Allez je vulgarise.

Aujourd’hui quand tu veux taper ton texte, tu utilises un traitement de texte, on peut citer par exemple : Word, wordpad, openoffice, Libreoffice. Si on prend Word, c’est un logiciel qu’il faut payer à l’empire du mal ou cracker dans le darknet où tu es obligé d’acheter de la drogue et des armes avec. Si tu prends Libreoffice c’est gratuit, c’est pas que gratuit d’ailleurs, c’est plus que ça, c’est développé par des bisounours et des poney magiques dans un monde merveilleux où tout le monde s’aime qui le font bénévolement pour le plus grand bonheur de tous. Plus fort encore, tu peux très bien devenir l’une de ces gentilles personnes et à ton tour sauver la planète en corrigeant des erreurs, en signalant des erreurs, en codant des améliorations. Quand tu payes ton logiciel on dit qu’il est propriétaire, ou qu’il est méchant, quand tu payes pas ton logiciel, que tu l’as téléchargé légalement, que tu peux le modifier, participer, on dit qu’il est libre ou qu’il trop chouki.

Dans le cas d’un contexte scolaire, les logiciels libres assurent 99% du job, il n’y a pas besoin de payer un bras des licences de logiciels propriétaires pour faire travailler les enfants et les profs. Non seulement l’état, les collectivités, peuvent économiser des millions d’euros avec le logiciel libre mais plus qu’une histoire d’argent c’est un esprit de collaboration qui manque tellement à l’éducation nationale qui est à la base de son logiciel et c’est ce que nous devons insuffler à tout le monde, travailler main dans la main.

Dans la liste, j’ai des noms que j’ai reconnus, mon illustre confrère Cyrille Largillier, à qui je laisse désormais la place de premier Cyrille de France maintenant que je suis fondu dans l’anonymat du blog libre, Arnaud DURAND administrateur du planet-educalibre et éminent prof de maths qui se fait vraiment violence pour faire une pédagogie innovante, Louis DE SOUSA que j’ai croisé sur Diaspora* et que je ne connaissais pas avant à qui j’ai bien sûr demandé s’il avait un lien de parenté avec avec Linda de Suza. Pour le reste je ne connais pas grand monde, on remarquera dans cette liste l’omniprésence des hommes et des professeurs de mathématiques, Rémi Boulle qui était à la piscine hier soir, la bonne excuse, n’a pas encore modifié au moment où j’écris ces lignes Cyrille BORNE (professeur de mathématiques et dictateur informatique du lycée) ce qui je trouve fais particulièrement désordre dans une liste qui se veut sérieuse, j’espère qu’il fera la correction assez rapidement. J’aurai bien voulu que figure aussi les liens vers les sites de référence des gens qui participent, ce serait l’occasion de mettre en avant la production des “100”, et vous savez que c’est pas pour le backlink parce qu’avec mes stats de folie, j’ai même pas besoin avec tous les trolls qu’on a balancé dans la semaine on a cassé à plus de 6000 visiteurs sur certains jours.

Comme d’habitude l’intention est bonne mais il est important de vulgariser le message, l’action que nous menons mérite d’être connue, certainement par un message plus populaire.

Avec le logiciel libre sauvons la planète, voilà un bon slogan, et la chanson qui va avec !!!!

 

 

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