Khan Academy, une plateforme éducative gamifiée pour tous !

De : Yasmine

Khan Academy est une plateforme qui a pour objectif de fournir un enseignement de grande qualité pour tous et partout. Que vous soyez jeune ou moins jeune élève, enseignant ou encore parent, que vous cherchiez à apprendre, à progresser ou à améliorer vos lacunes, que ce soit en math, physique, informatique, histoire, finance, … Tout le monde y trouve son compte.

khanacademy02 Khan Academy est une asbl qui n’est pas neuve puisqu’elle a été créée en 2006 par Salman Khan. Son objectif est de créer un enseignement gratuit en ligne pour tous à travers le monde. Ce qui est nouveau, c’est sa version française adaptée par Bibliothèques Sans Frontières, en partenariat avec la Fondation Orange et donnant accès pour le moment aux matières sur les mathématiques, sciences et informatique et qui s’étendra sur d’autres matières dans l’avenir. Les exercices présents ne sont pas tous encore entièrement traduits, il vous faudra donc user d’un peu de patience ou encore utiliser un outil en ligne de traduction en attendant.

khanacademy01 Vous y trouverez des contenus pédagogiques des différents niveaux scolaire (de la maternelle au supérieur) sous forme de cours vidéo, des exercices interactifs et un outil de suivi pour les enseignants destiné à personnaliser l’apprentissage.

Chaque apprenant a, à sa disposition, des outils selon les matières. Par exemple pour les mathématiques, un bloc-note qui va permettre d’écrire ou encore une calculatrice.

L’apprenant, en faisant les exercice peut à tous moments avoir accès à une vidéo ou quelques astuces lui permettant de mieux comprendre une matière non assimilée. Il peut recommencer autant de fois qu’il le désire. Chacun progresse à son propre rythme.

khanacademy05 Selon la progression de l’apprenant, il débloquera des avatars, gagnera des badges, et pourra accéder à tous moment à son évolution via un tableau. Un forum de discussion permettra aussi de pouvoir s’entraider.

Enseignants et parents ont la possibilité de créer des classes et d’inviter leur élèves/enfants par mail à rejoindre celles-ci, ce qui leur permettra de voir leur progression et de les aider en cas de besoin, de voir là où ça bloque, combien de temps ils ont passé à regarder telle ou telle vidéo, fait tel ou tel exercice et ainsi cibler mieux l’aide qu’ils peuvent apporter

La technologie humanise une classe

khanacademy04 Khan Academy est l’exemple typique de l’enseignement du futur et vous démontrera rapidement le pouvoir des exercices interactifs (et je sais de quoi je parle !) comparé à l’enseignement traditionnel. A utiliser en classe ou comme devoir à la maison, la plateforme est un très bon outil d’aide à l’élève comme à l’enseignant.

Comme l’explique Salman Khan dans la vidéo ci-dessous, Khan Academy apporte une réelle valeur ajoutée sociale motivante, personnalisée, d’entraide, incite la curiosité et le besoin d’en connaître plus.

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De l’intérêt d’accueillir une SEGPA ou une ULIS

De : Adrien Guinemer

J‘aurais aimé faire un article pour l’un et un article pour l’autre mais c’eût été prendre le risque de raconter vraiment trop d’âneries* !

Clarifions de suite le jargon de l’éducation nationale : une SEGPA est une section d’enseignement général et professionnel adapté quant à l’ULIS, il s’agit d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire.

Les élèves de SEGPA sont des élèves en difficulté scolaire repérés en école primaire. Ils doivent avoir un certain profil et profitent d’un enseignement adapté dans les locaux d’un collège. Les élèves sont encadrés dans leurs propres classes par des professeurs des écoles d’une part et par des enseignants des voies professionnelles d’autre part. Dans mon ancien établissement (collège Jacques-Yves Cousteau de Creutzwald), les champs professionnels étaient « vente » et « production textile ».

Les élèves d’ULIS appartiennent à une classe et sont sortis de la classe pendant certains enseignements qui leurs posent problèmes. Mathématiques ou EPS, par exemple, suivant le handicap de l’élève. En effet, les ULIS incluent des élèves ayant un handicap. Cela va du handicap physique au handicap mental en passant par le handicap visuel ou auditif. Lorsqu’ils ne sont pas dans LEUR classe, les élèves rejoignent un professeur des écoles qui les prend en charge sur leurs besoins spécifiques. Ils sont alors en petit groupe et accompagnés bien souvent par des AVS (auxiliaires de vie scolaire). Le handicap des deux unités du collège Cousteau est le handicap mental.

Ces dispositifs, un deal gagnant-gagnant

Vous avez bien compris que l’inclusion de l’ULIS est un mot fort ici et que le « A » de la SEGPA doit être compris avec flexibilité (pour ceux qui ne suivraient pas, le « a » c’est « adapté »). Si ces élèves et ces enseignants spécialisés sont dans établissement, il faut savoir en tirer profit. On est alors en plein deal gagnant-gagnant.

Gagnant pour les élèves qui sont intégrés même si ce n’est pas toujours facile.

Gagnant pour ces mêmes élèves qui fréquentent le même établissement que les autres.

Gagnant pour tous les enfants qui sont ensemble sans différence de traitement : les même règles, les même locaux, les mêmes bus.

Gagnant pour les enseignants du collège qui côtoient un autre public et de nouveaux collègues.

Gagnant pour les enseignants spécialisés qui ne sont plus si isolés.

Gagnant pour les enseignants du secondaire qui rencontrent des professeurs des écoles. Et au delà des rencontres, travaillent ensemble pour le bien des élèves.

Gagnant pour les enseignants qui font des échanges de service (dans le sens administratif : les uns donnent des cours aux uns et les autres à d’autres).

Gagnant pour le fonctionnement des structures alors plus flexible.

Gagnant pour le gain en simplicité administrative si tout le monde est sous un même toit.

Gagnant pour tous, grâce à une perméabilité et un travail en intelligence.

Gagnant pour tous, qui s’ouvrent alors aux autres.

Quelques exemples

Maintenant que j’ai annoncé tout cela avec un air triomphal, il serait bon de donner quelques exemples.

Les professeurs des écoles intervenant en ULIS ont ainsi pu faire profiter certains élèves de classes traditionnelles de leur expertise dans le cadre de l’accompagnement personnalisé en 6ème.

Une élève d’ULIS a pu intégrer les cours de physique-chimie bien qu’elle ne comprenne pas tout et ne soit pas évaluable, juste parce qu’elle en avait envie.

Un élève de SEGPA avec un meilleur niveau de mathématiques que ses camarades rejoignait une classe juste pour ce cours. **

Les élèves de notre ULIS faisaient tous les cours d’EPS, éducation musicale et arts plastiques avec leurs camarades de classe.

Ma classe de 4ème a participé à une heure de chiffres et des lettres avec les élèves de l’ULIS. Ma collègue a fait les lettres et j’ai fait les chiffres. C’était, figurez-vous, une demande spontanée des élèves : dans la cours, après l’essai d’évacuation incendie, mes élèves m’ont demandé si «  nous ferions un cours avec la dame de l’ULIS parce qu’elle est vachement sympa. » Moi j’ai répondu « Chiche ». Et trois mois après, on l’a fait.

Une autre grande possibilité sont les champs professionnels. Des travaux pluri-disciplinaires ou en co-animation sont possibles. Par ailleurs, le collègue de vente avait installé un magasin fictif. Je l’ai découvert trop tard mais il y a là la possibilité de faire des exercices in situ type pourcentages, remises ou petites opérations sur les décimaux.

La collègue d’arts plastiques travaillait régulièrement avec la collègue de production textile. Enfin, en application de la vente, au lieu de travailler des cas fictifs ou de fausses caisses, le professeur de vente avait monté une coopérative scolaire tenue par les élèves de Segpa encadrés par des enseignants volontaires lors des pauses.

Et tout ce petit monde grouillait dans le même établissement. Un collège un peu plus riche que d’autres par la diversité de son public et de ses enseignants. Car il ne faut pas croire que ces dispositifs ne doivent être que des contraintes. Il faut savoir réaliser le deal, le deal gagnant-gagnant.

* : Il y a dans cet article sûrement des imprécisions et des erreurs quant à la spécificité de ces deux structures. Néanmoins, mon objectif est de décrire en quoi il est intéressant de disposer de telles structures au sein de l’établissement, pas d’en décrire dans les détails le fonctionnement. Mais n’hésitez pas à faire part de vos remarques par un commentaire ou via le formulaire de contact afin que je puisse rétablir la vérité.

** : Pour la petite histoire, Yann*** n’était pas moins bon que les autres, faisait consciencieusement ses exercices et venait toujours avec la banane. Le mercredi, alors qu’il n’avait pas de cours avec la SEGPA, il était à 8h pétante devant la porte. De ces élèves pas forcément brillants, mais pour lesquels tu te dis que tu fais le plus beau métier du monde.

*** : Mes fidèles lecteurs auront compris que c’est un prénom d’emprunt.


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De l’autre côté du miroir

De : Blog-libre

Cette semaine j’ai assisté à la réunion de rentrée de main innocente, et c’est pour moi une première. En effet jusqu’à maintenant les enfants étaient toujours dans les écoles de mon épouse si bien qu’on pouvait éviter d’y aller, avec le collège, c’est différent. Nous sommes accueillis par le professeur principal, je m’assois au fond comme les autres parents d’ailleurs, nous avons donc droit à la sempiternelle réflexion sur les profs qui ne sont pas méchants et qu’on peut s’approcher. Ayant fait ma scolarité au fond à côté du radiateur, je retrouve cette place légitime que je prends aussi souvent quand j’enseigne, en effet du fond de la classe on a la vue pénible pour l’élève qui n’a ni rétroviseur, ni des yeux dans le dos, juste mon regard posé sur sa nuque.

Les enseignants passent et défilent, ils vendent leur came, parfois de façon un peu caricaturale, on arrive directement à dépister les profils de profs comme on dépiste les profils d’élèves. C’est une présentation que je fais moi même depuis de nombreuses années, sauf que je me rends compte que je la fais vachement moins enjouée, l’école c’est tout sauf le monde merveilleux de Disney, avoir l’air si sympathique pour deux semaines plus tard devoir appeler un parent pour informer que l’enfant fait n’importe quoi, ne travaille pas, ou en a fait une, il me parait plus judicieux d’avoir un ton professionnel dès le départ, ça évite les mauvaises surprises, les malentendus. Sans aucun rapport, le professeur de technologie a insisté sur le fait qu’il travaillait avec Libreoffice, un logiciel libre qu’il a opposé aux logiciels propriétaires en disant que c’était pareil que le pack Microsoft sauf que c’était gratuit. Je souligne régulièrement l’évolution dans les livres de mathématiques où il y a dix ans on ne présentait que Excel, aujourd’hui on présente systématiquement Calc et parfois le tableur de Microsoft. Je pense que c’est quand on se retrouve dans un collège de province et qu’on vous prend par surprise avec ce genre de discours qu’on se dit que nous ne sommes pas si illuminés, que le combat que nous menons pour le logiciel libre a porté ses fruits, et que la prochaine étape sera certainement une migration des postes vers Linux comme ailleurs, peut être shuntée par les annonces et les promesses potentielles d’un Windows 9 qui fonctionnerait à 256 megas de RAM (rires dans la salle). Et pour vraiment enfoncer le clou, le gamin travaille sur sesamaths.

C’est édifiant.

A la fin de la réunion, nous partons avec une feuille A4 où l’on explique qu’il ne faut pas que l’enfant se couche trop tard, que l’enfant doit faire ses devoirs, que l’enfant doit manger au petit déjeuner, qu’il faut qu’il fasse ses devoirs qu’il possède son matériel, qu’il apprenne ses leçons etc … Ceci nous a été dit par l’ensemble des enseignants, c’est un discours que je tiens moi-même sauf pour l’heure du coucher et du petit déjeuner, ce qui nous amène à quelques conclusions :

  • les enseignants nous expliquent comment élever nos gosses, je pourrai personnellement mal le prendre mais ce n’est pas le propos, me retrouvant avec des élèves de 15 à 16 ans qui sont dans les rues jusqu’à une heure du matin en fumant tout et n’importe quoi, c’est la version avancée, je comprends. Les incohérences que nous trouvons chez des familles, j’imagine que cela doit être la même chose au collège montre que notre rôle a depuis bien longtemps passé le cadre de l’enseignement, nous sommes bien dans l’éducation.
  • on fait la leçon aux parents car les enfants d’aujourd’hui n’ont pas l’autonomie pour faire aujourd’hui ce qu’ils ont à faire. On pourrait penser que je noircis le tableau dans un classique c’était mieux avant, mais sachez qu’un projet de loi est en cours pour changer les cycles actuellement décomposés en 3, de la maternelle au CM2 avec une modification de fond, la sixième entrerait dans le dernier cycle du primaire et par le fait quitterait le collège. Je serai curieux de voir comment ça pourrait se concrétiser dans les faits, de façon pratique, dans les structures, mais si on y pense très fort ce n’est peut être pas parce que les pédagos ont décidé de se trouver du travail mais bien qu’il y a un véritable problème de maturité et d’autonomie dans la génération montante. Dans toutes les familles que je côtoie, quel que soit le niveau socio-professionnel, on sent vraiment que c’est tendu, les parents sur le dos de leurs gosses, moi le premier. Je n’ai absolument aucun plaisir à être sur le dos de mes gamins avec qui j’aimerai partager d’autres choses en période scolaire où c’est le bagne, mais malheureusement si je ne suis pas derrière pour beaucoup de choses, ce ne sera pas fait. J’ai quand même cette honnêteté de demander à ma mère si on était aussi pénible à leur âge, premier de la classe, prenant le bus, ayant les clés de la maison, RAS, les problèmes avec moi sont arrivés plus tard mais c’est une autre histoire.
  • ce qui pourrait paraître comme superficiel, à savoir les affaires de prête, les devoirs faits, les leçons apprises, les cahiers à jour, est devenu le plus gros parasitage de notre métier, chaque enseignant qui passe, en parle la bave aux bords des lèvres, car c’est devenu insupportable. On en devient même agressif avec les parents, on a presque envie de se mettre à hurler du genre mais qu’est ce que vous faites, pourquoi vous ne contrôlez pas, et j’en passe. Avec mon emploi du temps de ministre qui me permet d’être très présent, avec en plus une habitude professorale qui me permet de savoir quelles sont les attentes globales, je laisse parfois passer des choses. Fatigué parce que mine de rien je bosse, il y a la maison, les travaux, et plus que tout, il y a toujours à l’esprit plus qu’une lueur d’espoir mais une incompréhension, où l’on se dit que ce n’est pas possible que le gamin n’a pas fait ça, a oublié ça, que ma sixième je l’ai dans la poche depuis des années et qu’il est complètement délirant de s’en foutre à un point pareil, que les parents sont plus concernés que l’enfant. J’imagine dans les foyers où les parents travaillent cinq jours par semaines de 8 heures à 18 heures avec d’autres contraintes, ou les gens qui élèvent seuls leurs enfants, la difficulté que cela représente.

Épilogue car il faut bien conclure. La question de fond, c’est comment on en est arrivé là ? Pour ma part destruction de la cellule familiale et nivellement par le bas, merci la société de consommation. Exemple concret, je n’ai pas acheté de téléphone à mon fils, je ne le ferai pas du collège, s’il a besoin de me joindre il peut le faire depuis la vie scolaire du collège. De plus en plus d’enfants ont leur téléphone depuis le primaire, d’une certaine façon je marginalise mon gosse qui ne sera pas comme les autres. Malheureusement notre société qui va toujours trop vite et pas dans le bon sens, met en avant la superficialité, la bêtise, donc le nivellement par le bas. Il ne sera jamais tendance de lire des bouquins, d’apprendre, de se cultiver, en outre regarder la dernière connerie à la télé ou avoir un compte sur le dernier réseau social à la mode c’est une obligation pour en être.

En essayant de montrer le chemin qui va bien à son gosse, on l’isole,  car le bon chemin n’est pas forcément celui qui arrange le capital qui a tellement de belles choses à vendre à nos enfants. En effet lire n’a jamais coûté bien cher comme les promenades en bord de mer, le jour où ce sera bankable on aura alors peut être une véritable révolution culturelle et éducative dans le monde, quelque chose me fait dire que ce n’est pas arrivé.

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Le premier problème DUDU de la saison3

De : Mathix

PBDUDU3-1Le mois d’octobre se profile! L’automne est là!

Ca y est! La décision est prise avec le frangin, on lance le premier épisode!

Il portera sur les puissances, et reprend le problème classique de la feuille que l’on plie maintes et maintes fois.

 

A vos méninges!

Le problème DUDU est dispo sur l’application ANDROID, pensez à la télécharger via le flash-code!

ou télécharger ici

 

 

 

 

 

 

 

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Les relatifs, un autre exercice traité.

De : Mathix

Voici une petit vidéo sur un exemple de calculs avec les nombres relatifs à destination des élèves de 4e (et 3e).

J’ai décrit une méthode calcul, pas la plus rapide mais celle où les élèves en difficulté peuvent essayer de comprendre.

Elle se décline  comme ceci :

  • On remet les signes aux différents nombres qui n’en ont pas : 1 – > (+1), afin de ne pas confondre les signes des nombres avec les signes opératoires.
  • On calcule en suivant les priorités parenthèses, multiplication-division.
  • On transforme toutes les soustractions rencontrées en addition afin de les calculer plus facilement

 

Elle est disponible ici

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Sensibiliser au travail de l'élève!

De : Mathix

Lreflexionfaitee travail de l’élève, vaste problématique!

Qu’attend-on réellement de l’élève? D’ailleurs se poser cette question, c’est aussi se demander ce qu’on attend des professeurs …. et des parents. Positionner l’élève dans des obligations, c’est aussi leurs donner des droits pour que ces obligations soient justement respectées.

 

Le travail de l’élève…

C’est de faire en sorte de comprendre le cours pendant le cours, et d’apprendre chez soi, les notions nouvelles.

Outch! L’élève est obligé de comprendre le cours! C’est une vérité que des élèves oublient, et sans tomber dans la rengaine « tout se dégrade« , il y a, par chez nous, un léger glissement vers l’absence d’effort pour comprendre.

Je me suis souvent questionné sur cette inaction ou fatalité que certains élèves expriment.

J’ai entamé le dialogue l’année dernière avec un petit groupe d’irréductible élèves qui « n’entraient » pas dans mon cours, ils étaient présents physiquement mais non conscient du cours et des enjeux qui en résultaient.

Je leur ai imposé l’ignoble vérité à leurs yeux, ils devaient comprendre le cours. Cette obligation leur incombait!

« Oui, mais on comprend pas le cours, c’est pas possible d’essayer de le comprendre, z’êtes marrant!« 

Sourires, assurances un peu insolentes accentuées par le jeu serein de défiance qui m’amusait aussi.

« Bien entendu, vous avez des obligations, mais  aussi des droits« .

« Vous avez le droit de nous demander de réexpliquer autrement, vous avez le droit de poser des questions, vous avez le droit de demander de l’aide. Il faut garder à l’esprit qu’il faut être actif pour poser des questions, s’impliquer en cours pour demander de réexpliquer…. « 

Les élèves en sont partis avec un brin de réflexion, mais moi-même, je n’étais pas convaincu qu’ils l’étaient, il fallait autre chose.

II. Le travail des professeurs

Ce n’est pas tant de faire en sorte que les élèves comprennent que simplement de les écouter, s’adapter à eux, écouter leurs questions, leurs ras-le-bol, leurs progrès, leurs échecs…..

En théorie, ce n’est pas dur, car en théorie l’élève sait ce qu’il a à faire, il doit essayer de comprendre les notions et poser des questions le cas échéant et apprendre une fois qu’il a compris….

Généralement l’élève doit venir vers le professeur, rien ne nous empêche d’aller aussi vers lui, mais de lui demander aussi d’agir, d’être en interaction.

L’enseignant doit juste faire en sorte que l’élève lui dise « j’ai compris ».

 

III. Le travail des parents.

Il est primordial, souvent bafoué par des métiers peu conciliant avec le rythme scolaire de l’élève. Il est accompagnateur, il est une oreille de l’enseignant pour l’enfant, cette seconde oreille que l’enseignant, lui, n’a pas, puisque tout simplement l’élève n’est pas chez lui!

Être oreille n’est pas se porter juge du travail de l’enseignant, (« on comprend pas le cours que vous écrivez pour notre fils« ), tant de choses se passent aussi à l’oral, là où l’écrit n’est pas témoin de ce qu’il se passe. Le boulot du parent c’est être en quelque sorte le lanceur d’alerte et acteur aussi des solutions envisagées prises avec lui. Une sorte de co-education….

IV. En fait, on attend beaucoup des élèves?!

On attend simplement qu’il soit actif, acteur de son enseignement, en résumé, un élève doit et peut enquiquiner le professeur jusqu’à ce qu’il comprenne.

Armé de cette réflexion, j’ai conçu une affiche afin d’entamer un dialogue et rappeler aux élèves leurs travail d’élèves.

 

Imaginez les élèves qui entrent et regardent au dessus du tableau le mot. Interrogation. Sourire. Amusement.

 

Facile ensuite d’entamer une discussion avec les élèves sur le mot « comprendre » le cours.

Moi: « Que fait-on alors pour comprendre?« 

Les réponses ne se sont pas faites attendre : « On écoute« , « On pose des questions quand on comprend pas« ,  » on ne bavarde pas« .

Bref, je crois que je vais afficher cela dans toutes mes salles.

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4 ème – Séquence 2 – Opérations sur les nombres relatifs

De : chrismath-fr

Ce chapitre vient compléter les notions découvertes en classe de 5ème sur les nombres relatifs.

Voici le document de cours à compléter : 4ème – Séquence 2 – Opérations sur les nombres relatifs

Commençons par des révisions sur les nombres relatifs avec quelques généralités et des rappels sur les additions :

Voici la vidéo 4 – S02V01 – Relatifs :

Pages correspondantes du manuel :

4 - sq2 - page 22

4-sq2-page20

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Classe inversée : exercice traité en vidéo

De : Mathix

J’ai toujours des réticences sur la classe inversée. Car en fait, à vouloir bien enseigner, on jongle souvent entre deux facteurs :

  • le facteur « temps » nécessaire pour que l’élève s’accapare la notion
  • le facteur « diversité« , à chaque élève une façon de penser.

Malheureusement ces deux facteurs s’opposent, là où l’on veut expliquer de plusieurs façons différentes la notion, le temps donné à chaque explication est très court afin de ne pas perdre trop de temps globalement et inversement là où l’on prend le temps d’expliquer une notion nous empêche souvent d’expliquer une autre façon de voir.

La classe inversée prend le parti du temps. En fait, on ne donne qu’une manière de faire, mais les vidéos laissent à l’élève le temps, le temps de comprendre, d’étudier, de faire pause, de revenir en arrière etc…

Je suis séduit par cette mouvance qui nous vient du Québec, mais je garde à l’idée qu’il faut aussi diversifier les points de vue, pour l’instant je n’ai pas trouvé la parade pour concilier les deux (à moins de faire 36 000 vidéos).

Je me lance néanmoins dans l’aventure en accentuant les vidéos sur la résolution d’exercices.

Pour cela, j’ai utilisé  (je suis sous linux) :

  • open-sankore (logiciel de TBI qui permet d’écrire, surligner etc) + utilisation d’une tablette graphique
  • recordmydesktop (capture l’écran en vidéo )
  • kdenlive (logiciel de montage vidéo)

Voici ma première vidéo de résolution, je vais essayer de coller au rythme de progression de mes 3e.
Voici une vidéo sur le calcul d’une expression contenant des nombres en écriture scientifique.

Télécharger

 L’ensemble des vidéos seront disponibles là.(exercices traités)

Cette vidéo n’est pas parfaite, j’admets que le signe = est souvent trop haut, maladresse dûe à l’utilisation de la tablette….

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L’ENT est-il fait pour partager des documents ?

De : Linux-edu

Parfois (voire souvent) les enseignants ont besoin de partager des documents avec leurs élèves ou collègues. Arrive très vite le problème de la taille des fichiers… l’ENT au final n’est pas la solution mais le problème… Voici un billet d’un collègue.
« Un peu de sobriété peut souvent résoudre le problème », me dit un collègue, et bien sûr, dans l’absolu, j’en suis  d’accord, et je passe mon temps à enseigner aux élèves à réduire le « poids » de leurs documents, sauf que…Mon problème concerne deux types de documents :
Les plans, élévations et autres représentations architecturales, impossible de les échanger en nombre ET dans de bonnes qualités de résolution (lisibilité et esthétique), même à un seul document par élève.
Il leur est impossible de les stocker en un seul endroit « institutionnel », pour pouvoir se les échanger, corriger, commenter, etc… D’où envoie par messageries externes, dropmachinbox … leurs clés USB vérolées, etc..
Idem pour les dossiers d’arts appliqués, d’histoire des arts, concours divers, etc
Idem quand on travaille sur des documents en masse, parce que on est spécialiste du traitement de texte, des images, de communication et autre fariboles mercatiques ou pas, ou prof d’histoire, de géographie, de sciences, de techno… et qu’on se doit de donner des documents de travail propres, et surtout répondant aux exigences graphiques qu’on enseigne et attend des élèves.
Idem enfin, quand on veut mettre en ligne tous les documents récoltés, analysés, commentés,… au cours d’une recherche collective et mettre en valeur la qualité du travail des élèves, à la manière de quantité de blog, commerciaux ou pas, personnels ou privés, …Vous me direz, y a rien de nouveau sous le soleil, à l’époque héroïque de l’imprimerie, nos élèves travaillaient avec des polycops à demi effacés et sentant bon (ou pas) l’alcool…Ce qu’il nous faut c’est un système de stockage/échange et de mise en vitrine de nos travaux, quasi illimité, simple et efficace, privé (établissement) et/ou public (monde entier).

Ou, au moins, qu’on sache à l’avance que ce n’est pas le bon format, ou que c’est trop gros, ou que ça va être ratatiné et ce, dès le départ et pas au moment de valider, quand on a passé trois heures dessus.

Et surtout que ce qu’on fait ne soit pas mis en place de manière aléatoire ou selon un concept connu des seuls développeurs… Bon sang, tous les blogs ont un système d’aperçu, des trames et des modèles de base, calques, squelettes, etc… mais pas l’ENT.
L’ENT n’est qu’un carcan, dont on ne saisit que difficilement l’esprit et très rarement l’objet.
Par exemple, c’est trop facile de pouvoir régler le positionnement et le dimensionnement d’une photo en tirant sur les bord (poignées, objet, …), on va bien compliquer les choses, en obligeant à éditer le document à chaque fois, et surtout ne reprenant pas les modes opératoires conventionnels et en faisant sa petite sauce à soi tout seul…Pour finir, je ne m’appesentirai pas sur les couleurs et l’ambiance de l’ENT Education de la région midi py, mais plus déprimant que ça, tu meurs !
Rouge et orange chaleureux, pour la région, elle-même.
Vert crise de foie et rose bonbonne, pour les scolaires…

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Calcul mental en allemand

De : Adrien Guinemer

Ce projet a été mené en 2013/2014. J’enseignais alors les mathématiques en allemand. En fin d’année scolaire, j’avais déjà commencé utiliser Twitter avec les 6ème. Nous avions adapté une carte de mentale faite par les élèves de François Lamoureux (@francoislmrx) au niveau 6ème en passant en langue allemande.

Je cherchais en vain une twittclasse germanophone (je sais depuis que cela n’existe toujours pas). Et puis grâce au Twittconseil de Stéphanie Fontdecaba (@AudeCordieres), j’ai fait la rencontre de Régis Forgione (@profdesecoles) . Nous avons décidé de tenter une expérience : sa classe de CM2, ma classe de 5ème, des mathématiques en allemand et Twitter. Avec le recul, je dirais que nous n’avions froid aux yeux !

Les objectifs étaient multiples : pratique orale de l’allemand avec pour support les mathématiques (le principe de la DNL en somme), liaison inter-niveau, éducation au numérique.

Par chance, Régis et moi sommes dans la même région de sorte que nous nous sommes rencontrés IRL* aux premières vacances afin de discuter de ce que nous pourrions faire. Deux idées ont émergés : du calcul mental et une adaptation de #Geometwitt. La première est l’objet de ce billet, la seconde sera décrite plus tard.

S’en sont suivi, des échanges de mail, des coups de téléphone, de multiples tweets.

Voici le principe résumé par un joli prezi réalisé par Régis (allumez le son !) :

http://prezi.com/6k-xw7ha-tok/kopfrechnen/

On trouvera ici également un lien vers un Storify regroupant d’autres exemples.

Ce travail a fait l’objet d’une collaboration avec le pasi-cardie de l’académie de Nancy-Metz. La fiche sera bientôt en ligne.

Cette activité vous tente ? Besoin d’aide pour vous lancer ? N’hésitez pas à nous solliciter !


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